Devenir samouraï le temps d’un instant
À l’occasion de l’exposition Yoroi japonais organisée durant l’été 2019, le Musée national de Tokyo a proposé aux visiteurs d’expérimenter les conditions de vie des samouraïs à travers une médiation autour de l’armure traditionnelle, dite ô-yoroi.
L’exposition présentait des échantillons de yoroi fabriqués avant la période Edo ainsi que des répliques modernes, mettant en lumière les matériaux, les techniques artisanales et l’esthétique propre à ces armures emblématiques. Un paravent représentant un samouraï en armure permettait d’illustrer son usage et sa symbolique.
Vue de l'exposition Yoroi japonais, 2019 ©TNM
Section d'expérience pratique de l'exposition Yoroi japonais, 2019 ©TNM
En complément, une expérience invitait les visiteurs à revêtir une réplique moderne du yoroi, disponible en quatre tailles différentes. Progressivement, ils enfilaient les différentes pièces de l’armure :
- Kote (gantelets),
- Haidate (plaques protégeant les cuisses et genoux),
- Suneate (protège-tibias),
- Dō (cuirasse),
- Kabuto (casque).
Habillage d'une visiteuse, 2019 ©TNM
Cette médiation permettait aux participants de ressentir physiquement le poids et la rigidité d’une armure complète, estimée à environ 10 kg, leur donnant ainsi un aperçu des conditions dans lesquelles les samouraïs devaient combattre. De nombreux visiteurs témoignaient d’un changement d’attitude au fil de l’expérience, leur expression devenant plus grave et concentrée à mesure qu’ils s’équipaient.
Afin de compléter cette démonstration, divers accessoires étaient mis à disposition : un uniforme militaire, un casque de chef de guerre et un sabre.
Résultat final de visiteurs portant une armure japonaise yoroi et des accessoires de combat, 2019 ©TM
L’expérience se déroulait tous les vendredis et samedis jusqu’au 31 août 2019. D’une durée de 10 minutes, elle était ouverte à 22 participants par jour, sur inscription. Le prix de 1000 yens équivaut à environ 6,30€.
Les informations sur cette activité ne sont disponibles qu’en japonais sur le site du musée, laissant supposer qu’elle n’est accessible qu’aux japonophones. Ce manque de traduction limite l’accessibilité aux visiteurs étrangers. Une médiation multilingue ou au moins une traduction des informations améliorerait l’inclusivité de cette initiative.